ZoulouE #2

Alors que Stella voyait sa fin arriver et que les autres zombies allaient s’attaquer à elle, car il n’y avait plus rien à manger pour eux sur les autres filles, elles entendirent quelqu’un leur parler.

-Qu’est ce que vous êtes en train de faire espèce de monstres ? La voix venait d’un coin sombre du port.

L’une des zombies se retourna et répondit à la question.

-Nous sommes juste en train d’avoir un bon repas mon gars, qui es … ?

elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que sa tête fut tranchée et jetée en direction des autres zombies qui se précipitèrent pour la récupérer.

-Mais que se passe t-il ? qui a fait ça ?

Une immense silhouette noire apparut alors au-dessus du groupe de zombies, il semblait que la personne flottait dans les airs, habillée d’un long manteau noir et avec de longs cheveux blancs, elle semblait contempler les cadavres des filles sur le sol qui avaient été complètement démembrés par les zombies, une immense mare de sang était apparue à l’endroit où les troncs restaient.

D’une voix sûre et ferme, il s’adressa au groupe.

-Ce n’est pas important de savoir qui je suis, toutefois, restez loin de cette jeune fille, espèce de monstres, sinon vous allez avoir des ennuis supplémentaires et vous n’allez pas aimer.

Le groupe de zombies commença alors à reculer et leur chef s’adressa à la personne.

-Nous ne voulons pas avoir d’ennuis avec toi gars, si c’est cette fille que tu veux, tu peux la prendre, nous n’allons pas t’en empêcher, nous avons déjà eu notre repas du soir.

La personne se rapprocha alors de Stella.

-C’est très intelligent de votre part.

-Nous partons les filles, et en faisant un mouvement de bras, la chef des zombies indiqua à sa bande de se replier.

Elle laissèrent derrière elles la zombie qui avait eu la tête tranchée

pendant que son corps continuait de bouger et cherchait la tête pour la recoller sur les épaules. La personne avait pris dans ses bras Stella et commençait déjà à s’envoler avec.

-Viens avec moi, petite fille, tu es en sécurité maintenant, plus personne ne te fera de mal. Mais je me rends compte que je suis arrivé trop tard, j’aurais dû être plus rapide.

La tête se recolla au corps encore chaud du zombie et elle se mit à parler.

-Que se passe t-il ?

-Mmm, impressionnant, tu as réussi à te recoller la tête, je n’en attendais pas moins d’un zombie, toutefois, il semble qu’une autre personne soit arrivée sur place, c’est une très mauvaise nouvelle pour toi ma chère.

Une ombre rouge apparut alors au-dessus du corps du zombie qui était encore couché sur le sol.

-Qui, qui es-tu ? murmurait la femme zombie encore affaiblie par le retour de sa tête.

L’ombre rouge sortit une arme de sa manche et fit feu sur le zombie, une balle explosive en sortit et mis le feu au zombie, celle-ci commença immédiatement à se désagréger et en quelques secondes il ne restait plus qu’un tas de cendre fumant.

-Quelqu’un que tu ne veux pas connaître, quelqu’un qui va te botter le cul, quelqu’un qui est armé pour vous combattre, sales monstres.

Les corps de l’ombre et de Stella avaient déjà disparu depuis longtemps quand l’autre ombre rouge s’est mise en marche des autres zombies, ils étaient déjà loin pour être rattrapés.

Alors qu’elle était dans les vapes Stella était en train de se remémorer un moment de sa vie où elle était chez elle avec sa mère. Un moment où les deux se prenaient la tête comme dans toutes les familles.

-S’il te plait, laisse-moi encore une autre chance, je peux y arriver, disait t-elle fermement à sa mère.

Sa mère se tenait en face d’elle dans le salon.

-Désolé, Je t’ai donné assez de chance jusqu’à présent, tu n’as pas réussi tes examens, tu n’as pas réussi et tu n’y arrives pas apparemment.

J’en ai plus que marre de ton attitude, tu ne fais jamais ce qu’on te dit et si tu m’écoutais plus, cela ne serait pas ainsi. Sa mère semblait vraiment énervée, elle pointait le doigt en direction du ciel comme s’il voulait faire intervenir quelqu’un plus haut que lui.

-Stella, s’il te plait, je veux juste le meilleur pour toi, il faut te calmer et faire ce que je  te dit , il n’y a rien de mal là dedans. 

– J’espère que tu ne prends pas des drogues au moins ma chérie.

-Bien sur que non maman, tu me prends pour qui ?

Et je ne pense pas avoir de problème, j’ai toujours essayé de faire du mieux que je pouvais, mais tu ne me comprends jamais ce qui se passe et que je ne peux pas forcément tout réussir, laissez-moi un peu souffler parfois pour que je puisse me préparer au mieux.

-Petite, comment oses-tu utiliser un tel langage en face de ta mère, pour qui tu te prends, j’espère que tu vas te calmer ?

-Quoi ? Qu’est ce que tu veux dire ?

La mère de Stella commença à se rapprocher d’elle de manière insistante et avait comme l’intention de la frapper, comme une mère à l’habitude de donner une correction à ses enfants.

-Vas dans ta chambre, maintenant et ne réponds pas……

Stella était sur le chemin de la porte elle ne semblait pas vouloir obéir à sa mère.

-Tu peux toujours aller t’faire voir mom, cette fois-ci je ne vais pas t’obéir.

– Je ne te laisserais pas me traiter comme ça une fois de plus, je ne suis pas une prisonnière ici, je suis libre et je vais partir.

Sur ces mots, Stella sortit de la maison en claquant la porte derrière elle comme si elle avait l’intention de ne plus jamais revenir, sans même un regard en direction de sa mère. Elle semblait vouloir l’ oublier pour toujours, cette fois-ci avait été la fois de trop entre elle et sa mère.

C’était une dispute régulière qu’il y avait entre les deux. Les années qui avaient suivi le départ de son père avaient été très difficile et suite aux différentes pressions qu’elles avaient pu subir sa mère était devenue ultra protectrice envers Stella.

Pendant que Stella était en train d’être déplacé on en sait où elle avait eu comme une réminiscence d’un vieux souvenir qui devait dater d’une dizaine d’années l’époque où elle faisait encore ses études en droit et qu’elle avait raté à de nombreuses reprises.

Des instants plus tard ou peut-être des heures Stella se réveilla.

Il faisait noir et froid, c’était une grande pièce vide sur un sol pavé, le corps de Stella était visible, elle était toute nue, posée sur le sol comme une plume sur un oreiller.

Des cadavres de pigeons étaient posés tout autour de son corps, elle commença à se réveiller.

-Seule, je suis seule, qu’est ce qui se passe ? Je me sens toute bizarre….

Elle commença à ouvrir les yeux et à voir où elle se trouvait, elle était située dans une pièce rectangulaire et vide. Au dessus d’elle on pouvait voir l’ombre noire qui se tenait et qui l’a regardait.

-Où est ce que je suis, on dirait une église, mais a l’air vraiment plus grand, j’ai l’impression de connaître cet endroit, d’être déjà venue ici, mais on dirait l’Église Saint Laurent ? Et que font tous ces pigeons autour de moi, pourquoi est-ce qu’ils sont dans cet état ? on dirait que quelqu’un les a mangés ?

Est ce que je suis en train de rêver ou quoi ?

Stella commença à explorer l’endroit dans lequel elle était, mais il faisait encore très sombre et à part la pièce dans laquelle elle se tenait, il n’y avait pas assez de lumière pour voir autour.

-Non, tout ce que tu vois s’est bien passé jeune fille, ce n’est pas un rêve malheureusement, tu es bien ici, avec moi.

La voix venait de l’ombre qui avait apporté Stella jusqu’ici, mais celle- ci était encore peu perceptible car cachée dans la pénombre.

-Qu’est ce que vous voulez dire ? demanda t-elle en cherchant du regard cette personne qui lui parlait.

-Je parle de ce qui s’est passé sur le port il y a peu, ce que tu as vu et subi, mais ce n’est rien comparé à ce qu’il va t’arriver.

Stella avait enfin trouvé le lieu d’où venait cette voix. Elle levait la tête pour voir l’ombre qui se tenait au dessus d’elle.

D’une voix légèrement tremblante elle lui dit :

-Qui êtes vous ?

-Je pense qu’on peut dire que je suis ton sauveur, j’ai empêché les zombies de finir de te manger, ce qui fait que tu es encore en vie et ici.

Mais ne t’inquiète pas, tout ce qui t’est arrivé était écrit depuis longtemps. Je suis désolé pour toi, mais tu as de grandes choses à accomplir dans ce monde, je pense que tu peux m’appeler Kwazulu, je serais ton sauveur, ton précepteur, ton gardien, celui qui te permettra de devenir qui tu dois devenir.

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